Un premier infarctus est souvent suivi d'un deuxième

Aujourd’hui, 90 % des personnes survivent à un premier infarctus du myocarde, mais elles gardent un risque élevé de complications dans l’année qui suit. 17,4 % d'entre elles feront un deuxième infarctus.

 

Une nouvelle étude parue dans la revue Nature vient faire la lumière sur le phénomène. En fait, il s’agit plutôt d’un cercle vicieux. L’infarctus cause une inflammation aigüe afin de tenter de réparer la lésion cardiaque qui, elle, aggrave l’athérosclérose qui favorise d’autres infarctus.

 

« La réponse immunitaire à l'infarctus peut accélérer la maladie sous-jacente en augmentant de fait la taille et l'inflammation de la plaque d'athérome », explique le chercheur Matthias Nahrendorf.

 

« Même si l'essentiel de notre travail a été fait chez la souris, nous pensons que des phénomènes similaires se produisent chez les humains, car nous avons trouvé une augmentation du nombre de cellules souches sanguines dans la rate de patients qui venaient juste de mourir d'un infarctus. »

 

L’athérosclérose est une accumulation de plaques graisseuses dans les artères. En plus de favoriser les infarctus, elle peut aussi entraîner des accidents cérébraux vasculaires et l’artérite des membres inférieurs.


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