Sport : la chasse aux idées reçues

Doit-on ne jamais quitter la balle des yeux?Il ne faut jamais quitter la balle des yeux. Vrai ou faux? Si vous êtes certain de la réponse, vous êtes peut-être victime des mythes qui circulent à propos du sport. Lisez la suite pour faire enfin le ménage dans vos idées reçues.

Le mythe : Il ne faut jamais quitter la balle des yeux.
La réalité :
Les principes du base-ball sont relativement simples. On lance la balle, on la frappe... mais faut-il vraiment la suivre des yeux? Le blogue LiveScience a épluché les statistiques pour répondre une fois pour toutes à cette question. Résultat : les joueurs qui regardent la balle ont toutes les chances de la manquer. Les lancers des joueurs professionnels peuvent atteindre 140 à 160 km/h. Inutile de dire qu'à cette vitesse, vos yeux ne seront pas capables de suivre le rythme. Les meilleurs joueurs réceptionnent les premiers lancers afin d'anticiper la trajectoire de la balle. LiveScience souligne également que pour attraper la balle, il faut surtout un sens aigu et dynamique de la géométrie : « Les bons joueurs ne courent pas à l'endroit où la balle va atterrir pour la réceptionner. Ils l'attrapent en plein vol », explique Ken Fuld, psychophysicien visuel à l'Université du New Hampshire.

Le mythe : La gymnastique retarde la croissance.
La réalité :
Certes, les gymnastes sont souvent moins corpulents que les autres sportifs. Une observation qui s'explique « surtout parce que leur morphologie est plus adaptée à ce sport », note Daniel Green, chirurgien orthopédique dans un hôpital spécialisé de New York, sur le blogue MissOMoms. Les problèmes de croissance peuvent provenir de troubles de l'alimentation, bien qu'ils concernent surtout les athlètes de compétition. Autre cause possible : « les impacts à répétition sur un membre » qui peuvent provoquer une croissance déséquilibrée. Mais selon Daniel Green, ce cas est « d'une rareté extrême ».

Le mythe : L'équipe qui joue chez elle est avantagée.
La réalité :
L'équipe est effectivement avantagée, mais pas pour les raisons que vous imaginez, explique Stephen Dubner de Freakanomics Radio. De la même manière qu'on dort toujours mieux dans son propre lit, on pense souvent être plus performant en terrain connu. Or, ce raisonnement est erroné : la faute en revient aux arbitres. « Leurs décisions favorisent plus souvent l'équipe locale. Attention, les arbitres de la NFL sont très compétents. Mais ils sont avant tout humains. Comme nous tous, ils sont en quête d'approbation. Imaginez-vous face à 60 000 partisans en furie dans un stade. Vous auriez bien du mal à les ignorer. »

Le mythe : Plus l'on s'entraîne, plus on a de chances de gagner.
La réalité
: Faux, selon les experts. L'entraînement répété n'est utile que si la condition physique laisse à désirer. Pour les athlètes de haut niveau, c'est rarement le cas. Selon le blogue SportsCoachingBrain : «Le secret est de tirer au maximum parti de votre programme d'entraînement en insistant sur l'engagement, le mental et l'implication des athlètes dans tous les aspects de leur vie.»

Le mythe : L'haltérophilie rend les femmes plus masculines.
La réalité :
À moins d'être sous stéroïdes, vous n'avez aucune chance de quitter la salle de musculation en ressemblant à un homme. La différence de masse musculaire entre les deux sexes est liée au niveau de testostérone, 10 fois plus important chez les hommes. Le corps des femmes qui soulèvent des poids deviendra plus musclé, mais pas plus masculin.

Le mythe : Pas de bon entraînement sans réveil douloureux.
La réalité :
Si la douleur n'est pas un but en soi, elle fait effectivement partie des effets secondaires de l'exercice physique. Comme l'a souligné l'entraîneur Joe DeFranco : « Je n'ai jamais lu d'étude qui liait les courbatures à une résistance accrue, une musculature hypertrophiée ou une amélioration des performances athlétiques. De toute façon, qui aime se réveiller complètement endolori? »

Le mythe : Les commotions cérébrales sont toujours dues à un choc crânien.
La réalité :
Malheureusement, les causes de commotions cérébrales sont multiples. Selon MomsTeam, tout « coup direct porté à la tête, au visage ou à n'importe quelle partie du corps si le choc atteint le cerveau » peut provoquer un traumatisme.

Le mythe : Les équipes de football qui ont une bonne défense remportent toujours le championnat.
La réalité :
Bien sûr, il vaut mieux avoir une défense solide qu'une défense passoire. Mais selon Freakonomics Radio, les statistiques prouvent qu'elle ne joue pas un rôle particulièrement crucial. « Si l'on examine les résultats des derniers Super Bowl et des rencontres de football en général, on s'aperçoit qu'une bonne défense n'est pas une recette miracle. » Il semblerait que la formule gagnante tienne aux bottés de placement et unités spéciales.

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