Nouvelle technique d'imagerie non invasive pour les enfants

Les cardiologues de la Washington University School of Medecine de St. Louis ont mis au point une technique d'imagerie non invasive qui peut aider à déterminer si les enfants qui ont subi une transplantation cardiaque ont des signes précoces de rejet.

La technique pourrait réduire la nécessité pour ces patients de subir des tests d'imagerie invasifs chaque un à deux ans. La nouvelle méthode est décrite dans le Journal of Heart and Lung Transplantation.

Le test d'imagerie invasive, une coronarographie, consiste à insérer un cathéter dans un vaisseau sanguin et injecter un colorant pour trouver la plaque dangereuse sur les parois des artères alimentant le sang vers le coeur.

En effet, les enfants transplantés cardiaques ont un risque élevé de développer une maladie coronarienne. Les médecins doivent surveiller leurs artères, sur une base régulière.

« Beaucoup de ces enfants ont subi tant d'opérations, nous avons perdu l'accès à leurs grands vaisseaux sanguins. Parfois, il est impossible de faire les procédures de cathétérisme sur eux », explique Charles E. Canter, médecin et professeur de pédiatrie.

Un des auteurs a alors examiné s'il pouvait évaluer la maladie coronarienne chez ces enfants en utilisant l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Dans ce cas, l'IRM a été améliorée.

« Les résultats de cette étude-pilote ont été très prometteurs, mais nous avons besoin de suivre plus de patients pour affiner les résultats », mentionne Charles E. Canter.

Crédit photo : FreeDigitalPhotos.net