Nostalgique des gyms mixtes

Une de mes plus grandes motivations à me déplacer au centre d'entrainement a toujours été cette possibilité de mater les filles.

Il y a quelque temps, j'ai reçu une lettre qui m'annonçait que le gym au coin de chez moi allait désormais être un gym exclusif aux femmes. «Scandale!», me suis-je exclamé. Pas tant parce que je me sentais discriminé, mais plutôt parce que j'aimais bien ça moi, m'entrainer alors qu'il y avait des filles.

En fait, une de mes plus grandes motivations à me déplacer au centre d'entrainement a toujours été cette possibilité de mater les filles. Non pas d'aller forcer juste à côté d'elles pour les impressionner, ni d'aller les aborder avec des lignes ridicules. Juste le petit verbe «mater» qui signifie : regarder quelqu'un sans se faire voir, épier. Totalement inoffensif, tout doucement hétéro. Après tout, qu'est-ce qu'il y a de mieux à faire quand on pédale dans le vide ou qu'on pousse des trucs pesants?

Est-ce que ce serait rendu quelque chose de mal? C'est un peu la perception que j'en ai. Cette semaine, La Presse avait cet article qui expliquait les raisons motivant cette tendance vers les gyms sans hommes.  C'était un peu décourageant d'entendre ça.

On parle de la crainte d'être dragué. Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps, on essayait de comprendre pourquoi les Québécois n'étaient pas très forts sur la drague en comparaison avec les hommes d'autres pays comme la France, l'Italie ou l'Espagne. On a peut-être un élément de réponse ici.

D'autres se plaignent même de la transpiration et des odeurs «plus fortes» des hommes. Outch! Ça va être triste une fois dans le même lit. Déjà, discriminer les gens qui puent, ç'aurait peut-être plus de bon sens. Parce que les hommes n'ont pas l'exclusivité des odeurs louches.

Le plus sincèrement du monde, je ne veux pas jouer à la victime. Personnellement, ça ne m'enlève pas grand-chose. Je peux simplement aller au gym suivant qui se trouve 5-10 minutes plus loin. Ce n'est pas si grave. Je ne veux pas non plus embarquer dans l'argument «Bon, on les a laissé entrer dans nos tavernes et nos terrains de golf et on nous, on se fait exclure des gyms!» J'aimerais seulement comprendre où on s'en va avec ça.

J'imagine que la majorité des femmes souhaite rester entre elles parce qu'elles sont gênées de s'entrainer devant des hommes, et je comprends, je pense. Je suis toujours gêné devant une caissière femme quand je fais une épicerie de gars (pizza/chips/gatorade). Même au gym, c'est gênant quand j'arrive à une machine après une femme et que je soulève moins qu'elle. Mais bon, c'est plus facile pour moi, je suis un gars. Pour nous, quand le physique ne mène nulle part, il suffit d'être pertinent... ou drôle.

Je travaille là-dessus!

Du côté des femmes, certaines semblent avoir tellement de difficulté à s'afficher quand elles n'ont pas le plein contrôle. Comme si elles avaient à être maîtresses de leur image en tout temps. Elles ne supportent pas d'être vues alors qu'elles ne sont pas à leur meilleur.

Ce que je retiens dans tout ça, c'est qu'il y a encore beaucoup de femmes extrêmement mal dans leur peau. Je les vois dénoncer la taille des mannequins, s'offusquer du photoshop dans les magazines, reprocher à la pub de présenter des femmes outrageusement sexy et aux pornos de faire la promotion des femmes refaites. Tout ça sans compter le temps qu'elles passent à perfectionner le corps de femme dans leur propre miroir. Maintenant, elles ne supporteraient même plus d'être regardées alors qu'elles ont un peu chaud au gym? Vraiment?

Vous savez, un autre bon truc pour ne pas être vu par les hommes: la burqa.
Peut-être (et je dis bien peut-être) que le problème n'est plus vraiment au niveau de l'apparence.

Signé: un client nostalgique.