Les peurs de l'athlète

Après tout, la peur peut carrément scier les jambes d’un athlète, le privant ainsi de toute chance de succès. Il n’a donc d’autres choix que de l’affronter, la maîtriser, afin de maximiser son potentiel et ainsi aspirer aux grands honneurs.

La maîtrise du corps
La psychologie sportive devient un allié de taille lorsqu’un athlète est aux prises avec une phobie, une anxiété ou une angoisse devant une action qu’il doit poser. Plusieurs grands noms du sport y ont recours, le plus souvent avec succès. Le golf en est un excellent exemple, puisque les golfeurs paralysés par la peur ne pourront effectuer des coups francs et précis. Il est alors conseillé de se concentrer sur la maîtrise du corps, au lieu de se prendre la tête avec les résultats, les performances et les victoires.
Il est fréquent de voir un athlète olympique développer un problème phobique à la suite d'une mauvaise chute, notamment en gymnastique.
Le plaisir de jouer
Le premier objectif est de retrouver le plaisir de jouer. Tous les sportifs savent que lorsque le plaisir n’est pas au rendez-vous, lorsqu’ils perdent de vue l'aspect agréable que leur discipline leur apporte, il est impensable alors d’aspirer à de grandes réussites. La peur tue littéralement le plaisir, et c’est pourquoi il est si important d’exprimer ce problème et d’aller chercher de l’aide des proches ou de professionnels.
Le stress
Ah, le fameux stress, ennemi que nous avons tous et toutes en commun! Cependant, une bonne dose de stress avant une épreuve peut s’avérer une réaction normale, mais aussi très bénéfique. Les problèmes surviennent lorsque le niveau de stress est trop élevé, alors que la peur paralyse l’athlète au lieu de le transporter. Il s’agit alors de faire abstraction de tout ce qui entoure la compétition, surtout des résultats, pour se concentrer uniquement sur la tâche à accomplir, la maîtrise de soi et la confiance que l’athlète a en lui-même.
L’hypnose
Certains athlètes, incapables de surmonter une obsession ou une crainte profonde d'un geste précis ou d'une compétition à venir, ont fait appel à un hypnologue professionnel. Étrangement, malgré la réticence de plusieurs devant cette solution, les taux de réussite de l’hypnose chez les athlètes sont impressionnants.
La peur chez l’enfant-athlète
Concernant les enfants qui pratiquent des sports de compétition, il est fréquent pour un petit athlète de ressentir de la peur, surtout après une mauvaise expérience comme une chute ou un échec cuisant. Il est alors conseillé de faire parler l’enfant de son expérience, sans jugement et sans ajouter de pression supplémentaire. Ici, comme souvent, la communication est la clé.
Ensuite, il s’agit de doucement emmener le jeune sportif vers l’action qui cause le blocage, étape par étape, sans le brusquer. Une fois le geste craint accompli, l’enfant vaincra sa peur et sera en mesure de répéter l’action de son propre chef.
Le lâcher-prise
En terminant, il semble que le meilleur pour contrecarrer la peur, le stress et l’anxiété chez l’athlète soit de lâcher-prise. Il s’agit aussi de la solution la plus facile et la moins onéreuse, mais elle demande à l’individu l’acceptation de ne pas savoir si les résultats obtenus en compétition seront bons ou mauvais. Les meilleurs athlètes savent faire abstraction de l’environnement et des choses qui ne sont pas si importantes, pour laisser leur talent parler... et ne devrions-nous pas tous en faire autant?