Les emplois réguliers des athlètes olympiques

Le médaillé olympique en plongeon, Alexandre Despatie, multiplie les cordes à son arc. Après avoir un fait un saut au cinéma en 2007 en jouant dans le film À vos marques... Party! et dans sa suite en 2009, le jeune homme est désormais copropriétaire du club Imperial Room sur la rue Crescent à Montréal. L’athlète peut maintenant combiner carrière professionnelle et vie sportive, tout en se préparant tranquillement à une éventuelle retraite.

Pour sa part, la cycliste Marie-Hélène Prémont a toujours été reconnue pour son style de vie équilibré et très occupé. On se rappellera qu’au cours des dernières années, elle a su concilier sa vie d’athlète à celle d’étudiante en pharmacie. C’est désormais en tant que pharmacienne à temps partiel que la jeune femme a repris ses entraînements dans le but de monter sur le podium aux Jeux olympiques de Londres.

Conférences, soutien financier et compagnie

Pour certains athlètes, un talent de communicateur leur permet d’arrondir les fins de mois. L’escrimeuse Sandra Sassin, un espoir pour les Jeux olympiques 2012, qui occupe le 29e rang du classement mondial, offre des conférences en entreprises et dans des écoles. En fait, la sportive de haut niveau compte, comme plusieurs autres athlètes canadiens, sur le programme Athlètes Olympiques RBC. Ce dernier permet notamment aux sportifs de bénéficier d'un horaire de travail qui leur donne le temps de se consacrer à leur sport. Parallèlement à cela, elle étudie pour devenir enseignante en éducation physique. Elle prévoit terminer ses études en décembre 2012.

De son côté, la médaillée olympique en patinage artistique, Joannie Rochette, peut compter sur l’aide de commanditaires, mais surtout sur sa polyvalence pour l’aider à vivre de sa passion. En effet, au cours des dernières années, la jeune femme a été conférencière, porte-parole pour des produits capillaires et elle a même lancé un DVD d’entraînement, Avec coeur et passion, afin d’inciter les gens à bouger.
De nombreux athlètes ont dû, au cours de leur carrière, cumuler diverses expériences de travail dans le but ultime de se faire un salaire. C’est ce qu’a vécu la patineuse artistique québécoise Marie-France Dubreuil, qui a vu son rêve olympique s’envoler deux fois plutôt qu’une.

Entre ses nombreuses heures d’entraînement (elle s’entraînait six jours par semaine, en plus de suivre des cours de danse et de ballet, de faire de la musculation et de l’entraînement de base), elle a occupé les postes de caissière et de professeure de patinage dans différents endroits. Ses autres sources de revenus étaient tout autant diversifiées : gain financier de certaines compétitions, argent de spectacles et aide financière de la part de Patinage Canada. Elle avoue elle-même rivaliser d’imagination pour gagner des sous.

En terminant, le lutteur Travis Cross, qui a participé aux Jeux olympiques de 2008, est pompier. Quant au skeletonneur John Montgomery, en plus de consacrer de nombreuses heures à son sport, il est conseiller aux ventes dans des encans automobiles à temps partiel.
Il n'y a pas de sot métier...

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