Le plan B : l'après-carrière de l'athlète

Souvent dévastateur pour le moral d’un athlète, devoir fermer les livres sur une brillante carrière de niveau mondial n’est pas une tâche facile. Plusieurs parlent de déprime, voire de dépression, alors que d’autres utilisent des termes comme « désemparé », « anxiété », « panique » ou encore « désorientation » et « impuissance ».

Manifestement, l’athlète de haut niveau, aussi fort soit-il, devra traverser une crise identitaire majeure lorsque le rideau tombera sur sa carrière.
Les outils
Le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport propose un certain soutien à nos athlètes, tout comme quelques fondations mises sur pied afin de venir en aide aux olympiens après leur carrière. Par exemple, la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ) lançait récemment son Réseau de l’Athlète d’Excellence, qui permet aux boursiers (et anciens boursiers) d’obtenir soutien et appui dans la préparation de leur après-carrière. Bien entendu, rien ne sera jamais plus efficace qu’un bon plan B bien préparé par le principal intéressé.
Pas si facile...
Facile à dire pour monsieur Tout-le-Monde, mais pas si facile à faire. Outre le fait de devoir faire le deuil de la compétition et de sa passion, l’athlète devra non seulement se trouver une nouvelle sphère d’activité, mais également être bien vigilant pour ne pas sombrer dans la déprime ou se laisser aller à la morosité. Les experts conseillent de poursuivre un entraînement minimal, prendre le temps de retrouver son identité dans la société classique, tout en se donnant des objectifs et des échéanciers. Bref, il faut prendre son temps, sans sombrer dans la passivité ou la procrastination.
Les proches
Les gens qui entourent l’athlète joueront souvent un rôle primordial dans le passage de celui-ci vers une vie plus normale. Ils sauront non seulement donner soutien et amour, mais aussi guider l’athlète vers les options qui s’offrent à lui. Après tout, qui de mieux pour savoir quel domaine choisir que ses parents, un frère, une sœur ou un grand ami? Ces gens qui nous entourent connaissent parfois mieux que nous-mêmes certaines facettes de notre personnalité.
Les parents
En terminant, on suggère aux parents de jeunes athlètes de penser très tôt à l’après-carrière possible de leur rejeton et d’en discuter ouvertement avec lui, dès le début de son parcours.

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