La difficulté d'une relation amoureuse pour les athlètes olympiques

La vie d’un sportif professionnel d’élite est réglée comme une horloge. Entre les périodes d’entraînement exigeantes, les évaluations, le régime auquel il est soumis, les nombreux voyages que la compétition demande et le moment ultime des championnats mondiaux ou des Jeux olympiques, il semble insensé d’imaginer une vie de couple saine. 

D’autant plus que le partenaire qui veut suivre ne le peut pas toujours, puisqu’il a lui-même des obligations professionnelles. D’autre part, le partenaire qui n’est pas dans le milieu athlétique aura du mal à s’adapter aux exigences requises par la passion de sa douce moitié. Bien qu’il tentera de l’épauler du mieux qu’il le peut, cette relation à distance aura peine à se développer.

Le secret réside peut-être dans le fait de trouver un partenaire qui baigne dans la même eau. Ainsi, chacun comprend parfaitement les enjeux physiques et psychologiques de l’autre, et est donc en mesure de comprendre et de s’y adapter.

C’est d’ailleurs ce que de nombreux athlètes ont fait, comme Alexandre Despatie et sa compagne Tracy Little, nageuse synchronisée de l’équipe canadienne, ou le couple Laryssa Biesenthal, entraîneuse d’aviron, et son mari Iain Brambell, ancien athlète olympique d’aviron. Ceux-ci ont même trouvé le temps de remplir un rôle de parents lorsque Biesenthal a donné naissance à Avery en 2006, puis à Ryley deux ans plus tard.

Bien qu’il existe une relation privilégiée entre l’athlète et l’entraîneur, et que cette dernière est unique et fort complexe, il arrive que des couples se forment. Qui de mieux que son entraîneur privé pour encourager celui qui souhaite performer lors des compétitions?

C’est le cas notamment de Christine Girard, haltérophile, et de son entraîneur Walter Bailey. Le soutien indéfectible de ce dernier est crucial, et puisqu’il n’est pas lui-même dans la compétition, ils ont le privilège d’être ensemble. Bien que le stress soit partagé, il n’est pas de même nature que pour le couple constitué de deux athlètes.

Rappelons d’ailleurs que l’un des couples olympiques très médiatisés, formé des nageurs australiens Stephanie Rice et Eamon Sullivan, avait décidé de s’accorder un temps d’arrêt avant leur participation aux Jeux olympiques de Pékin. La préparation de chacun nécessitant trop d’implication, il leur avait été impossible de poursuivre leur relation.


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