La bataille des sexes

(Getty Images)J’ai été particulièrement impressionné de voir le thème de l’émission Mythbusters cette semaine où l’on tentait de déterminer quel sexe est le meilleur pour une série de mythes qu’on entend fréquemment.
Est-ce que c’est vrai que les femmes sont nulles au volant, mais qu’elles sont meilleures pour lire les émotions? Est-ce que les hommes sont meilleurs pour cuisiner sur le BBQ? Qui a plus de facilité pour se déplacer à l’aide d’une carte? Ou paqueter un char de 1000 cossins?

Déjà, on entendait les boites de courriels se remplir de plaintes de sexisme et de messages haineux. Il fallait utiliser beaucoup d’humour pour faire passer le thème sans que ça fasse trop scandale.
Ça demandait quand même du cran. En partant, l’émission nous montre les différences entre le cerveau des hommes et celui des femmes. Je serais curieux de savoir le pourcentage de gens qui remettent en doute un truc aussi élémentaire. On marche sur des œufs.

On en est là, dans nos sociétés, en ce moment. Dire que les sexes ont certaines forces ou faiblesses, c’est politiquement incorrect. Tout le monde est beau égal, tout le monde est fin égal, tout le monde est égal et identique en tout point.

Pourtant, je trouve ça fascinant de voir nos différences. Surtout quand il y a une certaine démarche scientifique. Bon, on s’entend, un show télé est d’abord là pour le spectacle et les tests étaient loin d’être parfaits. Les échantillons sont assez restreints (une dizaine de personnes par sexe), il y a des différences culturelles, il y a une tonne de facteurs non considérés, etc.

Toutefois, c’était suffisant pour apercevoir certaines différences de comportement. Même quand les sexes arrivent à égalité dans le score, ils y arrivent souvent grâce à des forces (et faiblesses) différentes.

Par exemple, dans l’épreuve où les participants doivent s’orienter avec une carte pour se rendre d’un point A au point B en utilisant le trajet le plus court. Même si les deux premiers participants se plantent, ils se plantent différemment. La participante « femelle » se perd à plusieurs reprises, mais n’hésite jamais à arrêter la voiture pour prendre le temps de se réorienter (et ainsi sauver du kilométrage). Du côté du participant « mâle », il préfère plutôt se la jouer cool en roulant sur des kilomètres avant d’admettre qu’il ne sait plus du tout où il s’en va. Le plus gros cliché du monde!

Cela dit, même si les résultats ont une certaine valeur et rigueur scientifique, est-ce que ça nous permet de déterminer un gagnant à la guerre des sexes? Pas du tout. En fait, ça sert surtout à vérifier la véracité de certains mythes tenaces. De toute façon, à l’exception de quelques personnes amères, personne n’a vraiment envie de trouver un réel vainqueur à cette bataille éternelle.

Après tout, le plus important n’est pas de trouver un gagnant entre les sexes, mais bien d’apprendre à se connaître un peu plus. Et peut-être aussi, de prendre toute cette histoire de rivalité un petit peu moins au sérieux.