L'entraînement (pour les paresseux)

Si tout le monde avait assez de discipline et de motivation pour s'entraîner, tout le monde le ferait. C'est bon pour l'énergie, la concentration, la santé, le sexe, etc. Mais même avec toutes ces vertus convaincantes, force est de constater que ça ne branche pas tout le monde, y compris moi.

Vous pensez être trop paresseux pour vous entraîner? Continuez à lire, j'ai des solutions.

Le problème, c'est qu'avant d'avoir droit à l'endorphine et aux fesses bombées, il faut se taper le long bout désagréable du début. Moi aussi, j'aimerais bien faire mon petit 15 kilomètres zen le soir pour faire le vide et prendre l'air. Mais dans la réalité, ça ressemble plus à un laborieux kilomètre et demi où je frôle l'arrêt cardiaque et j'ai de la bile à moitié gelée dans les cheveux.

Entre savoir quoi faire et le faire, il y a une marge de plusieurs terrains de football. Tout le problème réside dans l'intégration des saines habitudes à son quotidien.

La preuve, c'est que même si j'ai le profil type du paresseux qui s'abonne au gym pour 12 mois et qui n'y retourne plus pour les 11 derniers, j'ai réussi à intégrer l'entrainement dans mes habitudes de vie. Comment ai-je fait? J'ai simplement appliqué le super guide d'entrainement pour les paresseux!

Voici les quelques règles faciles à suivre:
1- Arrêter de vous juger.  Un grand sage a déjà dit: si tu veux des belles fesses, ce n'est pas en les bottant que tu vas y arriver. Le fouet et les coups de pieds au cul, ça peut marcher pour les premières semaines, mais ça perd très rapidement de son impact. Clairement l'entraînement n'est pas votre passion et vous n'êtes sûrement pas la prochaine vedette olympique qui se tape un triathlon aux deux semaines, mais ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas être en forme.

2- Peu importe ce qui vous motive, il faut en profiter. Personnellement, si on me demande de faire 10 longueurs de piscine, je vais trouver le moyen de les faire. Si on me demande d'en faire le plus possible sans me donner de chiffre exact, je vais probablement plafonner à cinq ou six. C'est aussi ridicule que ça. Il faut tenir compte de ces petites choses-là. Certains ont besoin de s'entraîner avec un ami ou dans des groupes. D'autres ont besoin d'une machine qui leur dit le nombre de calories qu'ils sont en train de perdre ou le temps qu'il reste. Ne jamais sous-estimer ces détails-là.

3- Repérer rapidement ce qui vous énerve, et l'éliminer. Si vous trouvez le gym trop loin, optez pour une autre option (l'entraînement à la maison, une piscine, le jogging, etc.). S'il y a un truc dans votre programme qui vous tape sur les nerfs, remplacez-le. Si vous trouvez que votre entraînement est trop long, faites-le raccourcir. Un court entraînement est toujours meilleur que zéro entraînement. L'important, c'est que les habitudes demeurent.

Dans mon cas, ma solution a été de m'entraîner de chez moi. C'est sûr, je n'ai pas de grosses installations. Un ballon d'exercice à 30 $, un élastique fuchsia (mais viril) à 12 $, un tapis de yoga à 25 $ et des poids libres à 15 $ chacun. Et ça marche!

Pour coordonner tout ça, j'ai une entraîneuse qui vient me voir une fois de temps en temps. Elle établit un programme en fonction de mes besoins et de mes équipements. Après mes entraînements, je lui envoie mes commentaires (du chialage) par courriel. De son côté, elle se charge d'adapter mon programme pour que j'évolue, mais surtout, pour que je ne me tanne pas. Parce que c'est ça l'important: ne pas se tanner.

Aujourd'hui, c'est encore un effort de m'entraîner et il y a vraiment des jours où ça me tente moins que d'autres, mais c'est maintenant assez bien intégré à ma routine. Et j'ai passé le bout horrible du début.
Toute cette belle histoire pour dire que dans quelques semaines, quand viendra le temps de faire vos résolutions du Nouvel An, ménagez don' un peu vos fesses, rangez votre fouet, et optez plutôt pour quelque chose qui vous convient vraiment à vous. Vous n'arrêterez peut-être pas d'être paresseux, mais vous serez un paresseux un peu plus en forme.