Des loups pour surveiller les détenus?

Aux États-Unis, la plus grande prison du pays a décidé de préférer les loups aux hommes pour surveiller ses détenus. En cause, une restriction budgétaire drastique qui l'oblige à réduire les effectifs des surveillants de prison.


(Getty Images)
Si l'idée a de quoi faire sourire, le centre pénitentiaire de Louisiane, aux Etats-Unis, prend quant à lui la chose très à cœur. Sommés de couper très largement leur budget, les cadres de la prison ont eu une idée originale pour réduire le nombre de surveillants pénitenciaires: former des loups à la garde de prisonniers.

«Chaque prison essaie d'être la plus créative possible pour dépenser au mieux chaque dollar qu'elle a», admet George Camp, cadre dans l'administration pénitentiaire, dans une interview au Wall Street Journal, relayée par Le Figaro.

80 chiens-loups dressés pour l'occasion

Mais confier 5000 détenus étalés sur 72 kilomètres carrés, dont la plupart sont des assassins ou des condamnés à vie, à des animaux n'est pas une mince affaire! Qui plus est lorsque on sait que la direction de l'établissement a limogé près de 105 des 1200 gardiens, et surtout, 35 de ses 42 surveillants.

Ce sont donc 80 chiens-loups qui ont été «embauchés». Ne coûtant que 60 000 dollars par an, quand la rémunération annuelle d'un gardien atteint 34 000 dollars, ils représentent donc une économie substantielle, comme le relaie Le Figaro.

Plus rapides que les véhicules d'intervention!

Pour bien remplir leurs tâches, les chiens-loups ont préalablement subi une véritable préparation physique et mentale à l'exercice. Confrontés à des chiens au sang-chaud, les bêtes ont ensuite été formées à la sécurisation de l'enceinte de la prison, afin qu'ils soient capables de garder des grilles électriques, hautes de quatre mètres.

Au total, ce sont trois cents mètres de zone que chaque loup doit couvrir. Et à en croire, Burl Cain, le directeur de la prison, les loups vont bien plus vite qu'une voiture d'officiers! Même son de cloche chez les détenus, qui admettent l'efficacité du système: «Vous pouvez toujours courir, mais ils vous rattraperont», concède Lou Cruz, détenu à vie.