Maman 24/7

Programmés pour aimer

.Tous les parents sont programmés pour aimer leurs enfants. La manière dont cet amour se manifeste est, par la suite, tributaire de toutes sortes de facteurs. Voilà la conclusion à laquelle je suis arrivée en terminant la lecture de cet article fascinant qui explique les bases scientifiques du lien d’attachement entre les parents et leurs bébés.

Deux substances chimiques viennent doper les futures mères : d’abord l’oxytocine, ensuite la dopamine. La première hormone envahit le cerveau de la mère tout au long de la grossesse. C’est elle qui est responsable du début des contractions et de la montée de lait. Elle est à son comble lorsque la nouvelle maman tient (enfin) son nouveau-né dans ses bras. N’a-t-on pas l’impression d’être droguée d’amour ou d’être sur un nuage à ce moment précis ?


Les pères reçoivent un électrochoc d’oxytocine lorsqu’ils aperçoivent leur bébé pour la première fois. Tous les parents réagissent différemment à cette surdose : certains éclatent en sanglots, d’autres restent bouche bée. Chose certaine, les minutes qui suivent une naissance sont toujours chargées d’émotions.

La deuxième hormone, la dopamine, est la principale composante de l’adrénaline et du plaisir. Les parents qui bercent, nourrissent, bécotent, enlacent et caressent leur bébé sont enivrés par la dopamine. Que l’ont soit des parents du même sexe, des parents adoptifs ou des beaux-parents, les effets de la dopamine et de l’oxytocine se font ressentir. La méthode kangourou, où on favorise le contact peau à peau entre l’un des parents et l’enfant, vient booster ce cocktail explosif d’amour.


Puis, au fil des semaines et des mois, le lien d’attachement entre les parents et leur bébé se solidifie. Est-ce pour séduire ses parents que le bébé leur sourit ? Veut-il s’assurer que nous sommes éperdument amoureux de lui ? Je me suis toujours demandée pourquoi les regards et les sourires de mon bébé de trois mois étaient si intenses. Et pourtant ce n’est que vers sept ou huit mois que l’enfant est vraiment rassuré : il est confiant que l’amour est réciproque, qu’on continuera à en prendre soin, à le protéger, bref, à voir à tous ces besoins. L’être humain serait donc, à la base, méfiant et/ou sceptique…

Quoi qu’il en soit, la relation d’amour qui unit un parent et son enfant est unique, privilégiée, éternelle. Les amitiés passent, les couples se défont, mais un parent reste un parent. C’est viscéral. Nous sommes attachés, pour la vie. Et pourtant, chacun va son chemin. Les enfants ne nous appartiennent pas. Être parent, parfois, ça fait mal – mais souvent, ça fait du bien.


En ce jour de la Saint-Valentin, j’aime me le rappeler.