Maman 24/7

Le casse-tête des camps d’été

Apprendre à monter à cheval, une activité parmi de nombreuses autres pour les enfants cet été.Vélo de montagne. Sciences. Équitation. Tir à l’arc. Garage band (?). Langue. Scrapbooking. Arts du cirque. Escrime. Je feuillette la dernière édition du Magazine des Vacances en camps publié chaque année par l’Association des camps certifiés du Québec et je suis étourdie par l’éventail de choix. Chaque année, c’est la même chose : je commence ma recherche avec une idée assez claire de ce qui pourrait plaire à Fiston et je la termine avec milles points d’interrogations… et aucune inscription.

Évidemment, avoir une offre aussi vaste n’est pas une mauvaise chose – loin de là ! Mais un camp ordinaire, avec des activités à l’extérieur, par exemples, des promenades, des jeux au parc, peut-être un peu de baignade, est-ce que ça existe encore ? Si oui, indiquez-moi où et quand : j’envoie mon chèque illico.

Voilà l’autre enjeu des camps : les sous. C’est merveilleux, ces pages glacées qui nous vantent les mérites de tel camp qui permet à notre enfant d’expérimenter « des aventures médiévales fantastiques » ou de cet autre qui lui fait « vivre des moments intenses de vie de groupe » ou de celui-ci qui s’annonce comme un « tout inclus sans parent », mais… sortez vos bidous.
Divertir votre enfant, cet été, ça coûte cher : entre 25$ et 45$ par jour, selon une petite recherche éclair faite à partir du site de l’ACQ. Bien sûr, les crédits d’impôts allègent la note.

Mais ce qui peut vraiment faire la différence, c’est le programme d’accessibilité financière, disponible dans 50% des camps qui font partie de l’ACQ. L’aide apportée aux familles à faible revenu ou dans le besoin (par exemple, dont l’enfant est handicapé physiquement ou intellectuellement) peut se traduire par un tarif établi selon le revenu ou encore, par un rabais (généralement 10%) pour le deuxième enfant inscrit.

Nécessaire, le camp ? Du point de vue du parent, oui, évidemment, puisqu’il est indispensable pour permettre la poursuite des activités professionnelles. Du point de vue de l’enfant, il semble que faire partie d’un camp, qu’il soit de jour (présence quotidienne mais l’enfant revient à la maison le soir) ou de vacances (séjour prolongé), aurait un impact positif sur le développement, selon une récente recherche. Ainsi, le Dr Troy Glover de l’Université de Waterloo a conclut que « 69% des campeurs présentent une croissance de leur intelligence émotionnelle (capacité à reconnaître et observer leurs émotions et celles de leurs proches) » et que « 67% ressentent une hausse de leur autonomie et de leur confiance en eux ».

Dans un monde idéal, Fiston, qui n’a que 5 ans, profitera d’un moment de répit cet été : avant d’entamer la maternelle, je rêve de passer plus de temps avec lui. Je donne priorités aux billes dans la cour, au parc au coin de la rue, à la piscine publique, aux randonnées à vélo. Si une semaine de découvertes scientifiques ou de karaté peut bonifier ses vacances estivales, tant mieux – si non, tant pis.

Après tout, l’été, c’est fait pour s’amuser, non ?