Maman 24/7

Ça sent les vacances…

(Getty Images)Dernière semaine sur les bancs d’école pour plus de 850 000 élèves du primaire et du secondaire au Québec. Certains sont plongés dans leurs examens du ministère ces jours-ci, d’autres organisent leur bal et d’autres encore, comme Fiston, préparent leur « graduation » de la pré-maternelle ou de la maternelle.

Le soir, mon fils de cinq ans s’applique à répéter ses chansons (en français et en anglais car il a fréquenté, cette dernière année, une école anglaise de Montréal) en vue de cette petite fête de fin d’année à laquelle les parents sont conviés. Petite Lionne, elle, fait des retouches au bricolage de son éducatrice. À la garderie, comme dans les CPE, la fin de l’année « scolaire » marque aussi la fin d’un cycle : le programme éducatif est mis de côté pour faire place aux jeux libres, aux promenades à l’extérieur, à la baignade, etc. On passe plus de temps dehors et c’est tant mieux : les enfants ont besoin de cette pause, une pause bien méritée. Le rythme change. On souffle un peu. Le stress du quotidien descend d’un cran.

J’essaie d’assouplir la routine pendant les mois de juillet et d’août. Même si j’ai un horaire chargé, je fais des pieds et des mains pour aller porter les enfants un peu plus tard le matin, pour les garder avec moi un ou deux jours par semaine, pour organiser des activités spéciales... Cette année, pour la première fois, Fiston fréquentera des camps de vacances. Il s’en réjouit (et moi aussi – j’ai d’ailleurs cherché LE camp d’été pendant des semaines). Il rendra visite à ces grands-parents, verra plus souvent et plus longtemps ses cousins, cousines. Il a déjà hâte. Il a sorti sa petite valise et m’a annoncé qu’il apportait son maillot, son fusil à eau, ses bulles, sa gourde… Il ne m’a pas parlé de la console de jeux.

Même si partir en vacances avec deux jeunes enfants n’est pas toujours de tout repos, je considère que c’est un privilège : se retrouver tous les quatre, libres comme l’air, détendus, élaborer des plans pour la journée, s’amuser, être disponibles et plus reposés, saisir le moment présent... C’est précieux.

On se dit souvent qu’il faut profiter des enfants pendant qu’ils sont jeunes. C’est bien ce que l’Homme et moi nous promettons cet été. À défaut de pouvoir stopper le temps, nous nous évertuerons à savourer les parcelles de petite enfance qui émane de nos petits trésors. Car elles ne sont pas éternelles.