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Une véritable école de sorcellerie en Autriche

(Everette) Une école de sorcellerie comme celle d’Harry Potter.Fans d’Harry Potter, réjouissez-vous! Une véritable école de sorcellerie, juchée quelque part dans les montagnes autrichiennes, à plusieurs centaines de kilomètres au sud de Vienne, accepte de nouveaux étudiants! L’International School for Wizards and Witches, située sur la montagne Magdalen de la région de Carinthie en Autriche, offre un programme à faire rêver tous les aspirants sorciers du monde.

Fondée en 1998 par Andreas Starchel, l’école de « magie » offre un programme étonnamment complet. On y enseigne entre autres l’herboristerie, l’anatomie, la botanique et d’autres sciences de la nature. Un volet plus ésotérique couvre les arts divinatoires comme l’astrologie, le tarot, les oracles et le pendule.  Starchel et Sonja Kulmitzer, qui gère l’école avec lui, affirment qu’une sorcière n’est ni plus ni moins qu’une personne avec de bonnes connaissances scientifiques qui applique ces dernières avec une approche différente.

On n’enseigne pas à jeter des sorts ou à préparer des philtres d’amour aux étudiants à l’école Starchel, mas plutôt les sciences de la nature d’un point de vue holistique fortement influencé par le paganisme. Andreas Starchel est un spécialiste en nouvelles technologies qui a choisi de tout laisser tomber pour se consacrer à l’étude et à l’enseignement de sa passion. Il se définit aujourd’hui comme un druide et est bien content que des films comme la franchise Harry Potter aient contribué à donner une image plus positive à la magie.

Il affirme toutefois que la magie comme on la dépeint dans ces films n’existe pas. L’entièreté de ses enseignements est basée sur la science, explique-t-il dans la revue Oddity Central. « J’ai compris que tout s’expliquait. La magie n’est magique que jusqu’à ce qu’elle soit expliquée. Si l’on comprend tous les aspects psychologiques qu’elle contient, la magie disparait. »

Si la sorcellerie est souvent critiquée par l’Église sous prétexte qu’elle est l’œuvre du diable, c’est également le cas pour la science moderne. Les humains ont une forte tendance à rejeter tout ce qui est nouveau, souvent à tort. Le meilleur exemple de ceci est celui d’Ignaz Semmelweis, le premier médecin à avancer qu’on limiterait le nombre de maladies en se nettoyant les mains après avoir touché un cadavre et avant d’accoucher une femme. Ridiculisé par ses semblables, il est mort dans l’indifférence générale dans un asile psychiatrique. Pourtant, ses découvertes incroyables, l’importance de l’hygiène et les dangers de la contamination croisée, ont transformé à jamais la médecine.

À partir du moment où l’on admet qu’on ne saura jamais tout, on accepte de continuellement évoluer dans sa façon d’aborder la science et la vie en général. Ainsi, bien que le nom de l’école, le terme « druide » et le Certificat de Venefica (sorcière, en latin) qu’on vous remet à la fin de vos études soient un peu farfelus, cette école offre malgré tout un enseignement qui a, selon moi, sa place.

En parlant de son école, où l’on préconise la médecine douce et travaille l’intuition, Starchel explique que les rituels magiques fonctionnent pour ceux qui les pratiquent car ils provoquent deux mécanismes : la perception sélective et le pouvoir d’autosuggestion. « Les cours de gestion utilisent les mêmes méthodes, ajoute-t-il, mais ils n’oseraient jamais utiliser le mot magie. »