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Pourquoi le mois de juin nous fait de l'effet


(Getty Images)
Vous sentiez-vous plus libidineux qu'à l'habitude au cours du mois de juin? Le début de votre été a-t-il été marqué par une hausse substantielle de votre intérêt pour les plaisirs de la chair? Ne répondez pas, (je ne veux pas réellement le savoir) mais je vous apprendrai aujourd’hui que vous n'étiez pas seuls!

Des chercheurs de l'université Villanova en Pennsylvanie ont analysé les données du célèbre moteur de recherche Google et déterminé que le début de l'été était l'une des périodes les plus prolifiques en termes de recherches pour le moins salées. Les requêtes pour des sites de prostitution, de rencontre et de pornographie augmentent substantiellement durant cette période.

«Peu importe les données que nous analysions, qu'il s'agisse des recherches pour par exemple «eHarmony» ou «bordel», nous avons toujours constaté cette même tendance», explique Patrick Markey, professeur de psychologie à l'Université de Villanova et responsable de l'étude. Selon lui, ce pic dans les recherches orientées vers le sexe et les rencontres est très marqué à chaque année au début de l'été.

Le même genre de phénomène est dénoté en décembre à l'approche de la période des fêtes, semble-t-il. Des chercheurs ont, par le passé, constaté une hausse des relations sexuelles, des avortements et de la propagation des maladies transmissibles sexuellement lors de ces deux périodes. Les experts ont donc spéculé que l'humain aurait en quelque sorte des périodes de rut, puisqu'on observe aussi un plus grand nombre de naissances à la fin de l'été et au début de l'automne.

Selon le Dr. Markey, certaines fluctuations dans les hormones ou encore de la qualité du sperme que nous produisons en fonction de la saison pourraient être en cause, mais il n'est pas convaincu qu'il s'agisse d'un phénomène exclusivement physiologique.

«S'il s'agissait de la seule explication, il n'y aurait aucun besoin de faire des recherches pour des prostituées ou de la porno. Je crois qu'il s'agit plutôt de périodes de nombreux contacts sociaux, et que la proximité de plus d'humains affecterait notre libido», avance-t-il, référant aux rassemblements des fêtes ou encore aux foules des centres d'achats ainsi qu'aux nombreuses activités de groupe qui ont lieu au début de l'été.

L'étude se base sur toutes les recherches effectuées aux États-Unis entre janvier 2008 et mars 2011 et cible des mots-clés spécifiques comme les noms de site de rencontres et certaines parties de l'anatomie humaine. On y a noté de très clairs pics de ce type de recherches à raison d'entre 2,78% et 5,67% en fonction des mots-clés. Afin d'établir des comparaisons, ils ont aussi suivi les fluctuations de mots-clés neutres comme «chien» ou «pare-brise» pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas tout simplement de périodes plus actives sur internet en général.

«Ces pourcentages semblent bas, mais ils représentent une quantité faramineuse de recherches internet», explique le Dr. Markey en soulignant que plusieurs millions de recherches sont effectuées chaque jour.

Et bien, la science est toujours là pour nous rappeler que peu importe combien nous tentons d'intellectualiser nos bas instincts, nous ne sommes vraiment que des animaux affectés par les saisons et autres facteurs fort rustiques comme les crues et la pleine lune. Tant qu'on ne me montre pas une étude prouvant que l'on se renifle le derrière comme des chiens, ça me va!