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Le pouvoir rend aussi accro que la cocaïne

L’effet intense et de courte durée de la cocaïne, tout comme l’effet instantané du sentiment de pouvoir, est addictif. …Selon Ian Robertson, professeur de psychologie et fondateur du Trinity College Institute of Neuroscience de Dublin, un « trip de pouvoir » pourrait vous rendre aussi accro que les effets de la cocaïne.

Le Dr. Robertson, qui s’apprête à publier un livre sur cette théorie, « The Winner Effect : How Power Affects Your Brain », explique dans un article de Carolyn Morris chez Yahoo! Shine que d’être en position de pouvoir a pour effet sur le cerveau  d’augmenter la production de testostérone chez les hommes comme chez les femmes. « La testostérone et un de ses sous-produits, appelé 3-androstanediol, ont un effet addictif, surtout parce qu’ils augmentent les niveaux de dopamine dans les zones du cerveau où il ressent la satisfaction, qu’on nomme le nucleus accumbens. »

L’effet intense et de courte durée de la cocaïne, tout comme l’effet instantané du sentiment de pouvoir, est addictif. La cocaïne donne le sentiment d’être plus alerte, confiant et rend euphorique. Les symptômes de sevrage sont la paranoïa, l’anxiété, l’insomnie et la dépression.

« Trop de pouvoir -et donc trop de dopamine- perturbe les fonctions cognitives et émotionnelles normales, ce qui  peut pousser à commettre de graves erreurs de jugement en plus d’empêcher de bien évaluer les risques, pour ne pas mentionner l’égocentricité et le manque d’empathie pour les autres. », ajoute le Dr. Robertson.

Toutefois, le pouvoir n’est pas aussi néfaste pour nous que la cocaïne, car il ne détruit bien entendu pas les cellules du cerveau. Il rendrait aussi les gens temporairement plus intelligents, parce que la dopamine augmente les capacités mentales.

Selon Mark Franklin, conseiller chez CareerCycles à Toronto, l’attrait du pouvoir, même s’il est très puissant, est souvent de courte durée et il peut rapidement envenimer les relations de travail. « À l’intérieur de grandes organisations, on voit souvent des combats de pouvoir entre des employés ayant beaucoup d’ancienneté et ceux qui tentent de se tailler une place. », explique-t-il.

« Les gens aiment faire une différence, ajoute-t-il. Ils aiment influencer et convaincre. Quand ils sont en position de pouvoir, ils peuvent avoir un plus grand impact. Ils ont un plus grand carré de sable dans lequel jouer, et ils aiment ça. »

Si le pouvoir peut faire accomplir de grandes choses, il crée aussi une addiction et il est facile de perdre le contrôle. Un bon exemple de ceci serait les situations d’intimidation chez les enfants et les adolescents, que le pouvoir affecte tout autant qu’un adulte, ce qui nous prouve que comme la drogue, il peut parfois faire ressortir le pire en l’humain.