Dans la communauté artistique, il arrive que la mort arrive beaucoup trop tôt. Je pense à Amy Winehouse, évidemment, mais aussi à Heath Ledger ou, plus près de nous, à Lhasa de Sela. La mort d’Alain Bashung en 2009 m’attriste encore, c’est un deuil à faire de tous ces albums formidables qu’il aurait pu nous donner et qu’on n’entendra jamais.
Complètement à l’opposé du spectre, il a ces artistes dont on apprend la mort en se disant «Coudonc, il était pas déjà mort, lui? Il avait quoi, 102 ans?» pour ensuite ressentir une vague culpabilité due à notre manque de compassion. Pour racheter notre âme, on débarque sur Twitter et on annonce la primeur en vitesse à notre réseau, ça permet de montrer en 140 caractères ou moins qu’on est à la fois cultivé, sensible et émotif.
«Adieu, Tony Curtis, je me souviendrai toujours de toi dans Goodbye Charlie, film sous estimé de Vincente Minelli datant de 1964 (soupir).»
«Ah, Peter Falk, inoubliable dans Cookie de Susan Seidelman, tu vas terriblement me manquer! Repose en paix, mon chummy!»
Farrah Fawcett est décédée en 2009 alors que ça faisait mille ans qu’on n’avait pas entendu parler d’elle. Avoir su qu’elle était vivante tout ce temps, on aurait pu devenir des amis sur facebook. «Hello, Farrah! Check out this cat video, it’s hilarious!» J’ai cherché Lee Majors sur les réseaux sociaux pour lui dire «Sorry for the loss of your ex wife, Six Million Dollar Dude» mais je ne l’ai pas trouvé. (Avouez que vous pensiez que Lee Majors était mort, hein? Eh non. Il est aussi vivant que ses 72 ans lui permettent.)
Il semble que les vedettes restent jeunes plus longtemps que les autres – maquillage, botox, vampirisme, éclairage avantageux, Photoshop, bains dans le lait maternel et le sang de jeunes vierges – et puis hop, ils disparaissent mystérieusement. On nous les cache, de toute évidence, et on ne nous les ramène que quand ils sont morts, dans un bref hommage lors d’une soirée de gala. Parce qu’entre la jeunesse et la mort il y a l’âge adulte, qu’on préfère ne pas trop nous montrer.
Et d’après mes sources, il paraît que c’est pas beau à voir.
Complètement à l’opposé du spectre, il a ces artistes dont on apprend la mort en se disant «Coudonc, il était pas déjà mort, lui? Il avait quoi, 102 ans?» pour ensuite ressentir une vague culpabilité due à notre manque de compassion. Pour racheter notre âme, on débarque sur Twitter et on annonce la primeur en vitesse à notre réseau, ça permet de montrer en 140 caractères ou moins qu’on est à la fois cultivé, sensible et émotif.
«Adieu, Tony Curtis, je me souviendrai toujours de toi dans Goodbye Charlie, film sous estimé de Vincente Minelli datant de 1964 (soupir).»
«Ah, Peter Falk, inoubliable dans Cookie de Susan Seidelman, tu vas terriblement me manquer! Repose en paix, mon chummy!»
Farrah Fawcett est décédée en 2009 alors que ça faisait mille ans qu’on n’avait pas entendu parler d’elle. Avoir su qu’elle était vivante tout ce temps, on aurait pu devenir des amis sur facebook. «Hello, Farrah! Check out this cat video, it’s hilarious!» J’ai cherché Lee Majors sur les réseaux sociaux pour lui dire «Sorry for the loss of your ex wife, Six Million Dollar Dude» mais je ne l’ai pas trouvé. (Avouez que vous pensiez que Lee Majors était mort, hein? Eh non. Il est aussi vivant que ses 72 ans lui permettent.)
Il semble que les vedettes restent jeunes plus longtemps que les autres – maquillage, botox, vampirisme, éclairage avantageux, Photoshop, bains dans le lait maternel et le sang de jeunes vierges – et puis hop, ils disparaissent mystérieusement. On nous les cache, de toute évidence, et on ne nous les ramène que quand ils sont morts, dans un bref hommage lors d’une soirée de gala. Parce qu’entre la jeunesse et la mort il y a l’âge adulte, qu’on préfère ne pas trop nous montrer.
Et d’après mes sources, il paraît que c’est pas beau à voir.
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